Régiments ayant eu 1 chien dans l'effectif des troupes ?

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JackNap
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Re: Régiments ayant eu 1 chien dans l'effectif des troupes ?

Message par JackNap »

PAB a écrit :
Jacknap a écrit :tant que Nicolas n'aura pas montré une de ses figurines personne ne verra les miennes.
Pour moi c'est encore plus simple, je n'ai rien à montrer. Effectivement ça fait des gros barbets. Et puis le budget pour les croquettes doit être conséquent.
Re-Salut Patrice.
Cela dépend car une croquette à l'échelle 1/1° représente en volume 300 x 300 x 300 =====> soient 27.000.000 de croquettes au 1/300°.
Le toutou, même gros, a de quoi manger, il y en a même assez pour toute une meute. :gene3:
Bon appétit, bon après-midi et à plus tard.
Jacques.
À mon très grand ami Patrice († 58).
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PAB
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Re: Régiments ayant eu 1 chien dans l'effectif des troupes ?

Message par PAB »

Irréfutable. Vingt sept millions de croquettes. Médor serait content. Et ça ferait combien de sacs, si je peux me permettre ?
Patrice aka PAB

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JackNap
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Chiens dans l'effectif des troupes.

Message par JackNap »

Salut à Tous.

“Frou-Frou” Dog? Hardly. The Poodle in War
September 26, 2017 National Purebred Dog Day®

Did you know that Poodles were participants in several wars?

Prince Rupert of the Rhine owned, “Boy” (also seen as “Boye”) in the 17th century while he was prisoner of war for three years in Lintz, Vienna. “Boy” was the constant companion of the nephew of the deposed English during the English Civil War of 1642-1651, including on the battlefield. The dog became so famous that Puritan propagandists insisted that “Boy” was “endowed” with magical powers. Sadly, a Roundhead soldier killed “Boy” during the Battle of Marston Moor making some historians maintain that “Boy” was the first official British Army Dog.

And then there was “Moustache,” a black Poodle whom French Grenadiers regarded as their mascot. The dog curried favor when he snatched the colors from a fallen French ensign and brought them back to his regiment giving the soldiers a huge morale boost. Nicknamed, “Mous,” the Poodle was more than just a cheerleader. He alerted his regiment to a surprise night attack by Austrian forces, and was said to be present at the Battle of Marengo, during which time he lost an ear.  He marched through the Alps with Napoleon Bonaparte’s army in the spring of 1800, and when the French engaged with the enemy, “Moustache” was said to be as brave as any soldier.

“Mouton” may not have snatched flags or alerted troops, but Sergeant Adrien Bourgogen cared enough the Poodle to carry the dog on his back because his paws had been frozen. “Mouton” had traveled all over Europe with his regiment, and sometimes when one is too tired to care for oneself, they’ll care for another leading to better odds of survival for both. “Mous” and Mouton” weren’t the only war Poodles.  “Barbuche,” Buff,” “Magrita,” “Moffino, “Mohiloff,” “Muchuch,””Sancho,” and “Thoutou” are the names of other Poodles who served in Napoleon’s army during the Napoleonic Wars of 1803-1815. We know their names and their stories because Napoleon recorded many of them himself.

Fast forward to the spring of 1942 when 32 official breeds were classed as war dogs by the Army. Of the breeds used by the Army, Standard Poodles were included. A year later, a cut was made to 18 breeds, and the list still included Standard Poodles. It would take another year for the Poodle to be eliminated, and then only because of coat care. The breed was described as having an unusual ability to learn and retain and keen senses. This isn’t to say the dogs weren’t used, they were simply never shipped overseas for service. There’s a good deal of documentation to show that Poodles were used at home to guard military installations, the coast line, and defense plants.

Frou Frou dog? Not.

Portrait of “Boy” attributed to Louise, Princess of Palatine

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Bonne journée et à plus tard.
Jacques.
Modifié en dernier par JackNap le 23 mai 2020, 11:02, modifié 1 fois.
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JackNap
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Patte blanche cihien du 16° Régiment de Ligne.

Message par JackNap »

Salut à Tous.

" Patte Blanche " était une superbe et fidèle chienne épagneul qui appartenait au porte-drapeau Burat, sous-lieutenant au 16e régiment de ligne.

Depuis 1809, le bataillon de Burat se trouve en Espagne dans le 3e corps d’Armée.
La chienne accompagnait toujours son maître dans ses déplacements et, un jour, lors d’une reconnaissance, le bataillon du sous-lieutenant, au détour d’un chemin escarpé, fut assailli par l’Armée Portugaise.
Comme il se devait, Burat défend avec rage " l’Aigle " dont la hampe se brisa ; il ressaisit le drapeau et réussit à se dégager de ses assaillants, jusqu'au moment où il reçut un coup de sabre. Un soldat Portugais, tente de lui arracher " l’Aigle " mais, malgré sa blessure à la tête, ne lâcha pas le précieux emblème du régiment.
Le visage ensanglanté, le jeune officier, ne devait plus résister très longtemps et tomba sur les genoux, cerné par les baïonnettes. Un assaillant, alors s’empare du drapeau et s’apprête à achever Burat, lorsque, tout d’un coup, des aboiements de chien retentissent !
C’est " Patte Blanche " qui, comme une bête furieuse, s’élança à la gorge du soldat Portugais et le mit hors de combat.
La bataille tourne à l'avantage des Français.
Le porte-drapeau blessé put ressaisir son " Aigle " mais perd, aussitôt, conscience.
Pendant que l’ennemi en déroute s’éloignait , la brave chienne tentait de réanimer son maître en léchant son visage. Burat est blessé légèrement et lorsqu’il rouvrit les yeux, il voit horrifié, son fidèle compagnon avec une large et atroce blessure au ventre. Il rassemble alors ses forces et arrive à se traîner, tant bien que mal, avec le pauvre animal jusqu’à une rivière qui était toute proche. Il déchira des morceaux de ses vêtements, pansa la chienne et perdit, de nouveau, connaissance.

Quelques heures plus tard, " Patte Blanche " et son maître seront capturés par une patrouille Anglaise et soignés. Hélas, Burat fut ensuite placé sur un navire et, en qualité de prisonnier de guerre, sera envoyé sur les prisons flottantes d’Angleterre : les pontons de Chatham.
Ces prisons ne sont autres que de vieux navires réformés, de vieilles carcasses amarrées, les unes aux autres, par des chaînes et situées à environ 50 km de Londres, dans un estuaire rempli de vase.

Au moment du départ pour l’Angleterre, le capitaine Anglais refusa de prendre la chienne, qui du rivage, vit le navire s’éloigner et emporter son maître.
Burat, tourne la tête et porte son regard une dernière fois vers le rivage et, à sa plus grande stupéfaction, voit la pauvre bête qui nageait et luttait avec les vagues, pour essayer de rejoindre le navire. Voyant que son fidèle compagnon allait se noyer, Burat, d’un bond se jeta dans les flots pour aller son secours.
Un canot de sauvetage est mis à l’eau, mais l’officier refuse de monter sur celui-ci sans sa chienne. Il obtient satisfaction et remonte avec " Patte Blanche " sur le navire Anglais.
Arrivé dans la rade de Chatham, Burat et son compagnon furent internés sur le " Brunswick " un des plus célèbres pontons Anglais où étaient entassés de nombreux prisonniers les uns sur les autres.

Pendant plusieurs années, " Patte Blanche ", la fidèle chienne, va partager, dans ces horribles prisons flottantes, toute la misère, les privations et les souffrances de son maître.
Un jour, Burat parvint à s’échapper, dans une chaloupe, avec " Patte Blanche " et un autre prisonnier, et ils réussirent à sortir de la rade et rejoindre Dunkerque.

Cette brave et fidèle bête avait tout partagé avec son maître : les dangers des combats, les cauchemars de la captivité et devait encore partager, après la chute de l’Empire, la misérable vie du " demi-solde " qu’elle vénérait.


SOURCES :

« Chiens de braves » article du Dr P. Rousselet-Blanc

« Vie des chiens illustres » par Elian-J. Finbert - Editions de la Table Ronde 1954

« Les animaux-soldats » par Martin Monestier – Le cherche midi Éditeur 1996

Bonn journée et à plus tard.
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JackNap
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Re: Moffio chien d'un Régiments du Prince Eugène.

Message par JackNap »

Salut à Tous.

L'histoire du brave Moffio

Après les récits de « Moustache », « Mouton » et « Patte blanche » voici le récit d’un brave caniche nommé « Moffino ».
Nous sommes en 1812, Napoléon décide de l’ouverture d’une campagne contre la Russie.
Outre les centaines de milliers de Français, autant de Polonais, Allemands, Suisses, Espagnols, Croates et autres Italiens du nord et du sud étaient réunis.
C’est ainsi que Carlo Caldini, jeune homme de Milan, appelé par la conscription, se vit obliger de quitter son foyer familial et se retrouve incorporé dans les troupes du Prince Eugène de Beauharnais, vice Roi d’Italie.
Carlo décida d’emmener avec lui son fidèle chien « Moffino » un superbe caniche noir dont les yeux extrêmement mobiles révélaient la plus vive intelligence.
Moscou, à quelques pas du bivouac, la ville flambe, l’hiver approche et va commencer la plus tragique des retraites qu’une armée ait connue.
Carlo et Moffino sont jetés dans cette cruelle et longue retraite. Neige, froid, faim et une maigre couverture pour ce protéger tous les deux.
Puis, les unités approchent, en désordre, de la Bérézina.
Il faut établir des ponts de chevalets pour permettre à l’armée de passer sur la rive gauche.
La troupe affolée par le harcèlement des Cosaques s’y précipite. Carlo est entraîné par la ruée, il est obligé d’avancer et cherche, en vain, son chien.
Tout d’un coup, une rafale de boulets vint, avec une atroce précision, détruire quelques chevalets et une partie du tablier du pont ou se trouvait Carlo.
Le Milanais arrive, tant bien que mal, à reprendre pied sur les débris du tablier.
Momentanément à l’abri du danger, Carlo s’inquiéta de son fidèle compagnon quand soudain, à quelque cent mètres en aval, il aperçut dans l’eau une petite masse noire qui cherchait à lutter contre le courant.
C’était le pauvre « Moffino » qui, moins heureux que son maître, avait été précipité dans la rivière glacée.
Heurtée par les énormes glaçons en dérive, la malheureuse bête par un suprême effort, réussit enfin à se hisser sur l’un d’eux. Et, petite tache sombre et hurlante sur la blancheur de son mobile refuge, « Moffino » ne fut bientôt plus qu’un point sombre à l’horizon.
Blessé dans un des derniers combats qu’eurent à livrer les débris de la grande Armée, Carlo, dès sa guérison, obtint son congé et reprit le chemin de sa ville natale en Italie, joyeux de retrouver la quiétude du foyer.
Son expression reste triste malgré tout. Il s’en veut pour « Moffino », il se l’imagine encore sur cette Bérézina qui s’est montrée tellement cruelle…
De nombreux mois passent, la vie reprend son cours. Or un jour, les gens de sa maison virent arriver un animal qui jadis avait dû être un chien mais qui ne méritait plus ce nom.
C’était quelque chose de hideux, de galeux, boitillant, les pattes en sang, le poil collé par la crasse, bref, d’une saleté repoussante que l’on chassa, sans pitié, malgré les cris plaintifs de la pauvre bête.
Après plusieurs tentatives infructueuses pour pénétrer dans la maison, l’animal affaibli par son état, resta allongé sur le sol près de la maison.
Un peu plus tard, Carlo qui rentrait chez lui, vit se traîner vers lui ce quadrupède informe en poussant des gémissements.
Carlo le regarde étonné et dans un premier mouvement de répulsion, l’ancien soldat de la Grande Armée, repoussa ce singulier visiteur. Ensuite, se ravisant, il examina avec plus d’attention l’animal.
Puis, son regard se trouble, sa voix se serre, un étrange émoi l’envahit.
« Moffino » ? murmura-t-il soudain.
À l’appel de ce nom, l’animal essaya de se relever en gémissant de joie et retomba épuisé de fatigue.
Son maître qui l’avait enfin reconnu s’empressa de le rentrer à la maison et le secourut.
« Moffino » vivra encore quelques années près de son maître et lorsqu’il mourut, Carlo Caldini le pleura à l’égard d’un humain.
Émouvante histoire n’est-ce pas ?

Personne ne pourra jamais savoir comment « Moffino » a pu parcourir ces milliers de kilomètres depuis la Bérézina. Cette dangereuse traversée entreprise par un animal, ces fleuves, ces montagnes franchis par un être faible au prix de souffrances terribles, tout cela pour retrouver son maître… !
Mystère de cette nature, de cet instinct, de ce sixième sens qui, programmés par l’amour, fait faire à certains animaux des exploits qui les surclassent.
SOURCES :
Anecdote tirée de :
1) Revue « Notre Temps » - Article du Dr P. Rousselet-Blanc
2) « Le Perroquet » bulletin d’informations du Garde Chauvin – Article de Daniel Dieu


Bonne journée et à plus tard.
Jacques.
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JackNap
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Paquito chien de la Légion italienne.

Message par JackNap »

Salut à Tous.

L'histoire du brave Paquito

Nous sommes à Saragosse en Espagne. Le siège commencé le 15 juin 1808, abandonné à la suite de la capitulation de Baylen, fut repris le 20 décembre de la même année par les troupes du Maréchal Lannes.
Finalement, Saragosse fut emportée le 20 février 1809, mais à quel prix !
Au cours d’une des dernières opérations, le lieutenant Minghetti, appartenant à la légion Italienne de la Grande Armée, fut gravement blessé.
Soigné par une jeune Espagnole de la bonne bourgeoisie, Margarita Juliana, il s’éprit de sa jolie infirmière qui répondit bientôt à son amour.
La jeune Espagnole avait décidé de quitter son pays et voulait s’enfuir avec son amant.
La nuit de leur départ, Margarita prit la précaution d’enfermer « Paquito » le jeune chien de ses parents qu’elle avait élevé, craignant qu’il ne la suivit.
Le couple se faufila dans les ambulances de l’Armée Française qui se dirigeaient vers la frontière.
Arrivés à Perpignan, les fugitifs prirent la direction de Marseille, Nice, Gênes, et Modène.
Après un voyage interminable, ils arrivèrent à Bologne où les parents Minghetti, commerçants fortunés, leur firent un accueil chaleureux et les établirent richement.
Ce bonheur durait maintenant depuis près d’un an, lorsqu’un soir on gratta dans le bas de la porte d’entrée de chez les « Minghetti ».
Un domestique alla ouvrir et l’on vit paraître sur le seuil un pauvre chien misérable, gémissant, haletant, couvert de boue et de poussière.
Il se traîna jusqu’à Margarita, posa sa tête sur les genoux, puis s’effondra inanimé.
Hélas, l’épuisement était irréversible et, moins heureux que « Moffino », les soins aimants de Margarita ne parvinrent pas à soigner l’héroïque « Paquito » qui mourut dans les bras de sa maîtresse les jours qui suivirent.

Parmi les mystères que nous proposent ces animaux qui retrouvent leurs maîtres après avoir parcouru des milliers de kilomètres sont les plus fantastiques, les plus inexplicables et font ressortir l’incapacité de notre philosophie et de nos théologies à saisir le réel dans sa totalité.

SOURCES :
Anecdote tirée de l’ouvrage « L’âme des animaux » de Jean Prieur
Éditions Robert Laffont 1986.

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JackNap
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Mouton chien des Fusiliers de la Garde.

Message par JackNap »

Salut à Tous.

Il y a, également, celle de "Mouton"

Lors de la retraite de Russie, le sergent Bourgogne, de la Garde Impériale, est le témoin de la scène suivante :

« J'aperçus devant moi un individu que je reconnus, à sa capote, pour être un homme du régiment. Il marchait fortement courbé en paraissant accablé sous le poids d'un fardeau qu'il portait sur son sac...je lui témoignai ma surprise de le voir charger d'un chien, puisque lui-même avait de la peine à se traîner "

En fait, ce chien, c'est « Mouton la mascotte » du régiment des fusiliers de la Garde.
L'homme qui transporte "Mouton" est un vieux sergent nommé Daubenton.
Mouton était un très beau caniche dont Bourgogne nous donne la biographie :
« Mouton était avec nous depuis 1808, nous l'avions trouvé en Espagne, près de Benavente. Il était venu avec nous en Allemagne et en 1809, il avait assisté aux batailles d'Essling et de Wagram. Ensuite, il était encore retourné en Espagne en 1810 et 1811.
C'est de là qu'il partit avec le régiment pour faire la campagne de Russie. Il fut perdu en Saxe et retrouvé à Moscou.
Triste fin ensuite pour « Mouton » : C'est la retraite et arrivé à Wilna "Mouton" eu les pattes complètement gelées, ne pouvant pratiquement plus marcher.
C'est alors que Daubenton le chargea dans son sac.
Partis de Wilna, Daubenton et « Mouton » eurent leur retraite coupée par un petit détachement de cuirassiers Russes.

Daubenton voulait se mettre en défense, mais non aussi avantageusement qu’il l’aurait voulu, car « Mouton », qui aboyait comme un bon chien après le cavalier, le gênait dans ses mouvements.
Le cavalier tournait autour de Daubenton mais à une certaine distance, craignant le coup de fusil.
Aussitôt, le cavalier passa sur la droite et porta un coup de sabre sur l’épaule du soldat français et atteignit « Mouton » à la tête. Le pauvre chien changea de ton ; il n’aboyait plus, il hurlait d’une manière à fendre le cœur.
Quoique blessé et ayant les pattes gelées, il sauta en bas du dos de son maître pour courir après le cavalier.

Soudain, plusieurs milliers de traînards de toutes les nations arrivèrent comme un torrent, séparant les cavaliers de Daubenton et du pauvre « Mouton » qu’il n’a plus jamais revu… »

SOURCES : « Mémoires du sergent Bourgogne »

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JackNap
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Re: Régiments ayant eu 1 chien dans l'effectif des troupes ?

Message par JackNap »

Salut à Tous.
J'espère que ces petites histoires vous auront intéressés.
J''espère que vous en aurez quelques-unes à nous offrir.
Bonne journée et à plus tard.
Jacques.
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PAB
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Re: Régiments ayant eu 1 chien dans l'effectif des troupes ?

Message par PAB »

Moi qui suis, sous des dehors un peu rudes et frustres, un grand sentimental, tu as réussi à me faire verser une petite larme à l'évocation de ces fidèles animaux.

Merci Jacques.
Patrice aka PAB

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Nicofig
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Re: Régiments ayant eu 1 chien dans l'effectif des troupes ?

Message par Nicofig »

Merci Jacques très belle compilation de récits. :super:
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